Migrants et SDF

La question des migrants est un sujet vaste qui peut nous amener à évoquer des questions locales, nationales et européennes. Pour ne pas faire doublon avec les interventions précédentes, je me contenterai de la question locale sous un angle qui n’a pas été abordé.

Mme le Maire, au risque de vous surprendre, je suis d’accord avec vous, l’Etat n’a pas assumé ses responsabilités, concernant les migrants du square Daviais. Mais si on creusait sur ce qu’on entend par là, je ne suis pas sûre que notre accord perdurerait.
Vous évoquez la responsabilité de l’Etat sous l’angle seul de l’hébergement et de l’accueil.

Il a été mentionné à plusieurs reprises que des migrants, ayant obtenu le statut de réfugié, continuaient d’occuper des places en CADA faute de logement autre, mais il y a aussi des migrants qui ont été déboutés à plusieurs reprises qui restent en CADA ( ce n’est pas aux associations de les mettre à la rue). Ils sont donc aujourd’hui en situation irrégulière. Qu’attendez-vous de l’Etat pour eux?

Vous avez annoncé que sur les 700 migrants hébergés dans les gymnases, 80% pouvaient entamer des démarches. Cela signifie que 20%, soit 140 personnes ne le peuvent pas et resteront donc en situation irrégulière. La perspective qui s’offre à eux est donc le travail au noir et l’hébergement dans des conditions lamentables. Qu’attendez-vous de l’Etat pour eux ?

Par ailleurs, le Président a déclaré il y a plus d’un an « Je ne veux plus (…) avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus » or à Nantes, il y avait au 1er janvier 2018, 4223 personnes domiciliées au CCAS , avec une augmentation de 250 %. Etre domicilié au CCAS, c’est ne pas avoir d’adresse, donc être à la rue ou en grande précarité de logement. Cette année, nous avons vu des familles, des femmes et des enfants dans la rue.

La semaine dernière je vous ai demandé en conseil métropolitain ce que vous comptiez faire pour eux. En dehors de l’effarante et scandaleuse réponse de votre vice-président qui a dit qu’il ne savait pas « s’ils venaient chercher leur courrier tous les jours », je n’ai pas eu de réponse. Je renouvelle donc ma question. Alors que le froid arrive, que comptez-vous faire pour les personnes de la rue domiciliées au CCAS ?

By | 2018-11-13T10:56:47+00:00 19 octobre 2018|Conseils municipal et métropolitain|